Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 18:00

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ZHANJIANG
, un coin presque inaccessible à près de 3000 kilomères de Pékin, sous le tropique du Cancer, entre le 20 ème et le 25 ème parallèle Nord : l'endroit porte le nom pittoresque de "Youhen
gling" le Village des  Collines de Teck. La population locale, elle, l'appelle le "Village des Princes".





                                          "Aéroport de Canton"  1982


A 200 mètres de la piste de l'aéroport de ZHANJIANG -  le nom chinois de Fort-Bayard - un buffle se frotte le dos contre un palmier. Puis dans une chaleur  moite, étouffante, c'est la  route cahoteuse le long de laquelle trottinent, au milieu des charrettes et des cyclistes, des paysans,  la palanche lourdement chargée sur l'épaule.  Des échoppes  de fortune garnies de régimes de bananes,  de paniers d'oranges ou offrant des verres de thé bouillant se succèdent sur  fond  de rizières et champs de canne à sucre. Images familières de l'Asie...

De l'ancien  Fort-Bayard subsistent les deux tours  pseudo-gothiques de la cathédrale, transformée en hangar, une halle marchande et quelques maisons à toit pointu et fenêtres à croisillons, comme dans n'importe quelles ville de France. Le long du vieux port, où s'accumulent des filets remplis de noix de coco attendant d'être chargées sur les jonques qui se balancent à quai, d'énormes cochons noirs qui plongent le groin dans des tas de détritus indéfinissables.
                                      
                             
                                                      "Cathédrale"


Premières images de la Chine, à mon arrivée ; pêcheur vivant sur son bateau, paysan dans une rizière, étal de boucher dans la rue, une tombe ...


      
      

             












               
 






















 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Par Crevette - Publié dans : Mon arrivée en Chine;;;; 1982 - Communauté : Voyage, découverte et rêverie
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 22:51


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Modern_Course_of_Grand_Canal_of_China.png/300px-Modern_Course_of_Grand_Canal_of_China.pngAPERCU  HISTORIQUE ....  

Au confluent du Grand Canal qui relie Pékin à Hangzhou, et du Yangtze, Zhanjiang est à une heure de Nanjing. Elle fut jadis renommée pour sa production de soie , de légumes marinés et de vinaigres. A l’issue des guerres de l’Opium, les Anglais et les Français, installèrent des concessions dans la partie nord de la ville. De nos jours, l’ancien consulat britannique est devenu un musée. L’histoire de cette ville est cependant bien plus ancienne et date de 3500 ans environ. Connue pour son passé et sa culture, Zhanjiang fut également la ville natale de plusieurs personnes célèbres. Ainsi Shenkuo à qui on doit l’encyclopédie Menxibitan Liuxie, y a grandit à l’instar du prix Nobel de littérature américain, Pearl Buck à la toute fin du XIXe siècle. Très appréciée des touristes pour ses charmes naturelles dûs aux nombreuses collines des environs, Zhanjiang regorge de trésors. plusieurs temples comme ceux de Tianchan, Dinghui ou Longchang... situés sur différentes montagnes, sont l’objet de nombreuses excursions.



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La petite histoire....


Depuis l'avènement au  trône impérial de la dynastie des Minh (1368), les eaux de la baie de Kouang-Tcheou et de Lei-Tcheou, formant avec celles de Lien-Tcheou où se trouve Pac-Hoi, et celles de Kin-Tcheou ( île de Hai-Nan) le groupe spécial des quatre préfectures inférieures Ha Sei-Foa de la province de Kouang-Tong.

Les terres de la rive droite relevaient de l'administration du sous-préfet de Soui-Kai et celles de la rive gauche de celui de Ou -Tchouen. Mais la suzeraineté des autorités chinoises ne pesa jamais beaucoup sur les habitants de cette région. Habitée par un mélange de population de provenances diverses et de moeurs aventureuses, la baie de Kouang-tcheou fut de tout temps le point d'attache d'une nombreuse flotte de jonques équipées  pour la piraterie. Ces coureurs de mer exploitaient non seulement les eaux voisines de l'île de Hai-Nan, mais toute la côte comprise entre le Tonkin et Macao.


Les puissantes associations commerciales chinoises leurs payaient une sorte de prime d'assurance pour éviter le pillage de leurs jonques, et les petits mandarins chinois, perdus sur quelques points de ces parages, bornaient leur rôle à prélever leur part dans les produits des rapines de leurs administrés. Le nom de Kouang -Tcheou - Wan, dans lequel le caractère Wan signifie Baie, est en chinois le même que celui de la ville de  Canton que ses habi  tants appellent Kouang-cheou-Fou ( fou signifie préfecture). Il désigne dans notre territoire une petite anse située à droite de l'entrée du goulet connu actuellement sous le nom du "Bouquet". C'était le principal refuge des pirates. Ce dangereux repai re de malfaiteurs fut reconnu et pour la 1ère fois révélé au monde occidental par des marins français il y a 2 siècles.

En 1701, un navire de la compagnie royale de chine : "L'AMPHITRITE", battant le pavillon "Fleur de lys" se dirigeait sur Canton. Surpris par une violente tempête qui le désempara, il chercha un refuge sur la côte méridionale du Houang -Tong là où la bourrasque l'avait poussé, et pénétra dans la baie de Kouang -Tchéou. Les officiers de "L'AMPHITRITE" relevèrent la carte de toute la côte et les documents rédigés par eux furent remis au département de la marine, où ils furent oubliés pendant deux siècles. Ce n'est qu'en 1895-1896, au lendemain, qui avait mis aux prises la Chine et le Japon, qu'une escadrille française, composée du croiseur "ALGER" et des canon nières "LION" et LUTIN" découvrit de nouveau la baie de KOUANG -TCHEOU.

 C'était le moment où l'Allemagne, à la suite de l'assassinat de deux missionnaires, se saisissait du territoire de Kioa -Tcheou, qu'elle transformait immédiatement en colonie sous l'autorité d'un gouverneur, et ou l'Angleterre, après s'être installée à Wei-Hai-Wei, s'étendait à Kowloon pour développer sa possession de Hong-Kong dans la direction de Canton. La France, tout d'abord surprise par ces créations coloniales en territoire chinois, ne tarda pas à demander une compensation que Monsieur G.Hanotaux, alors ministre des affaires étrangères, obtint du gouverne ment impérial le 10 avril 1898 sous forme de cession à bail pour 99 ans du territoire de Kouang-tcheou-Wan. Le contre-Amiral de la Bedolliere, à bord du "Jean-Bart", pénétrait bientôt dans cette baie et hissait, le 22 Avril 1898, le pavillon français sur la nouvelle possession Française.

Le 28 mai de la même année, une convention diplomatique  établissait que toute ligne de chemin de fer qui partirait de Pak-Hoi serait concédée à une compagnie française ou franco-chinoise. En janvier 1899, par un nouvel arrangement, le  gouver nement chinois étendait cet engagement à tout chemin de fer qui aurait son point de départ d'un endroit situé sur la côte entre Moncay et la baie de Kouang- Tchéou- Wan.

Vers cette époque, les membres de la commission de délimitation furent nommés. La France désigna l'amiral Courrejolles, assisté de M. le Vice-Consul Kalm. La Chine envoya le maréchal  Sou et M. Bertrand, ingénieur-conseil. Au mois de juin, l’amiral Courrejolles arriva avec une escadre composée de croiseurs "d'Entrecasteaux", "Jean-Bart , "Descartes", "Pascal", et des canonnières "Lion", "Surprise", "Bengali" .

 

 Les opérations de  délimitation prévues par la convention du 10 avril 1898 commen cèrent en octobre 1899. Mais l'habileté des mandarins chinois vint, des le début, entraver les travaux de la commission. Le 9 octobre, une reconnaissance d'infanterie de marine, commandée par le capitaine Mettre, était attaquée.

Le 5 novembre, le commandant supérieur dirigea une  reconnaissance offensive contre Ma-Tchiang, repaire de bandes de pirates, et l'enleva après une lutte sérieuse. Cette  affaire nous coûta quelques blesses et un tué, l'adjudant Roziers.

 

Le 12 novembre, deux enseignes du "Descartes", MM. Gourlaou et Koun en garni son au poste de Mon-Tao, au nord de Tche-Kam, commirent l'imprudence d'aller seuls de l'autre côté de la rivière. Ils furent enlevés près du village de Ping-Shi par une bande de réguliers et décapités avant que le poste français ait eu le temps de les secourir. Ce forfait était moins l'œuvre des misérables qui l'avaient perpétré, que des mandarins locaux qui l’avaient suscité sous le couvert, sinon à l'instigation du préfêt d'Haian, en ce moment à Tche-Kam à bord de sa canonnièrele "Kouang-Yu".

 

Immédiatement prévenu de ce crime, l'Amiral Courrejolles se saisit du préfet d'Hainan et fit mettre sa canonnière hors d'état de naviguer ou de combattre.

Le 16 novembre, les villages responsables de l'assassinat étaient détruits pendant que Vong-Luok était enlevé par le lieutenant-colonel Marot et que l'escadre bombar dait Ma-Tchiang.

 Le soir même, l'amiral Courrejolles et le Maréchal Sou apposaient leurs signatures au bas de la convention de délimitation de la concession française Kouang-Tcheou-Wan .

Tiré du journal "Les Potins de Potou" n°1 décembre 1982
Ecrit par les expatriés du "Village des Princes"

*****


CONVENTION  ENTRE  LA  FRANCE  ET  LA CHINE
(relative à la concession de Kouang-Tcheou-Wam 16 Novembre 1899)

ARTICLE PREMIER

Le gouvernement chinois, en raison de son amitié pour la France a donné à bail pour 99 ans Kouang-Tcheou-Wan au gouvernement français pour y établir une station navale avec dépôt de charbon, mais il reste entendu que cette location n'affectera pas  les droits de souveraineté de la chine sur les territoires cédés.

ARTICLE 2

Le territoire cédé comprendra les eaux et terrains nécessaires à la sécurité, à l'approvisionnement et au développement normal de la station navale et du dépôt de charbon, les terrains et les eaux en dehors de la concession revenant a la chine.

La concession Française comprendra donc :

  • l'île de Tong-Hai
  • l'île de Nao-Tcheou
  • Une bande de terre au Leitcheou ayant pour frontière au sud, la rivière de Tong-Ming, à l'ouest la route mandarine de Leitcheou à Soui-Kay qui passe par Sing - Tchi. Au nord, à partir de Tchimoun, la frontière se dirigera dans le Nord-est vers Tche-Han, passant entre cette ville et Fou-Kien.

Tche-Kam, Tchi-moun et Sing-Tchi seront incorporés  dans la concession. Hong- Lioh, Matchang, Suifeou et Foukien, resteront sous la juridiction chinoise.

Les eaux territoriales de trois milles de profondeur formeront la limite maritime qui ira rejoindre la fron tière de Soneky-hsien, laquelle frontière passe par le  milieu de la rivière de Tong-Ming.

Quand la présente convention aura été signée et les cartes dressées d'un commun accord,  les limites définitives seront fixées par des reconnaissances spéciales de fonctionnaires désignés par les deux gouvernements. Les dits fonctionnaires devront procéder sans retard à  leur mission afin d'éviter tout froissement possible entre les deux pays.

ARTICLE 3

Le territoire sera gouverné et administré pendant les 99 ans du bail par la France seule, cela afin d' éviter tout froissement possible entre les deux pays. Les habi tants conserveront la jouissance de leurs propriété. Ils pourront continuer à occu per le territoire loué  et vaquer à  leurs travaux et occupations sous la protection de la France, aussi longtemps qu' il s se  montreront respectueux de ses lois et de ses règlements. La France payera un prix équitable aux propriétaires indigènes pour les terrains qu'elle désirera acquérir.


ARTICLE 4

La France pourra élever des fortifications, faire tenir garnison à des troupes, ou prendre toute autre mesure défensive dans le territoire loué. Elle pourra construire des phares, placer des bouées, signaux utiles à la navigation  sur le territoire loué le long des îles  et des côtes, et d'une manière générale, prendre toutes les mesu res et adopter toutes les dispositions propres à  assurer la liberté et la sécurité de la navigation.

ARTICLE 5

Les navires de commerce à vapeur de la chine seront traités dans le territoire et ports ouverts de la chine.

ARTICLE 6

Si des cas d'extradition se présentent, ils seront traitês d'aprés les stipulations des contrats entre la France et la Chine.

ARTICLE 7
 
Le gouvernement chinois autorise la France à construire une voie ferrée et une ligne topographique terrestre reliant un point de la cote de Kouang-tcheou-wan aux environs d' Ompou.

Les mandarins devront veiller, sur leur territoire, à la protection de la voie et du matériel, mais la réparation et l'entretien seront à la charge de la France. La présen te convention entrera immédiatement en vigueur. Elle sera ratifée des à présent par l'empereur de chine, et, lorsqu'elle aura été ratifiée par le président de la république francaise, l'échange de ratification aura lieu dans  les plus brefs delais.


 
FAIT A KOUANG-TCHEOU-WAN  LE  I6 NOVEMBRE I899, EN HUIT EXEMPLAIRES DONT QUATRE EN LANGUE FRANCAISE ET QUATRE EN LANGUE CHINOISE. EN CAS DE CONTESTATION, LE TEXTE FRANCAIS FERA FOI.


Le Contre-Amiral Commandant en Chef plenipotenitair pour la delimitation de kouang-tcheou-wan.


Signes : COURREJOLLES.
              SOU-YUEN-TCHOUAN.



                                                 **********************************


Notre village est situé sur un bras de mer  (district de Potou)  nous séparant de ZHANJIANG. Seul moyen rapide pour y accéder,  "le bac".  La traversée dépend de la météo - les typhons sont fréquents -  des sautes d'humeur et des arrêts de travail sans préavis des passeurs. Le voyage par voie terrestre sur une  méchante piste rallonge  le voyage de près de deux heures.




 
                                          "Passage sur le bac"




Les restes du passé colonial de ZHANJIANG se retrouve dans les grandes rues et avenues, dans les maisons cossues laissées à l'abandon.



 








"La rue d'Alger  1930"
















                                                                                "Rue du Maréchal Pétain" 
                                 

                                 "Résidence Supérieur Fort Bayard"  
                                     vers 1930
   




Le village de "Potou", avec ses habitants si typiques, tranche avec le luxe et la modernité de HONG-KONG que nous venons de quitter.

Le district de Potou est une subdivision administrative de la province du Guangdong en Chine. Il est placé sous la juridiction de la ville-préfecture de Zhanjiang.









                                                                                     
           












               
                                         "Enfants fabriquants des pétards"









                                   "Pêcheurs après une journée de travail "


 

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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 11:47



"BEIJING INFORMATION" est un magazine chinois d'information en langue Française, il couvre quotidiennement l'actualité, politique, économique et culturelle. Ce journal nous permet d'être au courant de ce qui se passe ailleurs.... et de nous sentir moins isolés dans notre petit coin du bout du monde.


Ci dessous, article paru dans BEJING  INFORMATION en 1983, sur les perspectives du developpement  industrielle en Chine  d'ici l'an   2000.


Suivons la voie de la refonte technique des entreprises industrielles par
Sun Yefang


"Plus élevés sont les chiffres de base, plus lente est la croissance économique" est une thèse erronée.
 
La refonte technique des entreprises industrielles existantes est la méthode la plus importante et la plus réaliste pour développer rapidement notre industrie.
 
Journal-Bejing0001.jpgLe taux actuel d'amortissement des biens immobiliers de notre pays étant relativement bas, le processus de refonte technique des entreprises progresse assez lentement. D'autre part, iI faut aussi améliorer notre système financier et économique qui, pour I' instant, est irrationnel.


D' ici  à la fin du siècle, l'objectif général de notre édification économique est de quadrupler, sous réserve d'un accroissement continuelle de la rentabilité, la valeur globale annuelle de la production industrielle et agricole, c'est à dire de porter de 710 milliards de yuans en 1980 à environ 2800 milliards de yuans en l'an 2000. Mais d'après certains Chinois et étrangers, l'objectif d'un accrois sement annuel fixé à 7,2% est déraisonnable. Pendant de nombreuses années a prévalu la thèse selon laquelle  ; "plus élevés sont les chiffres de base, plus lente est la croissance économique", ce qui constitue un véritable carcan dans lequel certaines personnes sont emprisonnées et qui leur font mettre en doute l'objectif fixé.

L'accroissement annuel de 7,2 % est possible

L'expérience historique de notre pays montre que cet objectif n'est pas quelque chose d'irréalisable. Le taux de croissance annuelle de l'économie nationale du pays de 1953 à 1981, était en moyenne de 8,1 %.
Mais il faut noter que la réalisation de l'objectif  fixé dépend, en fin de compte, du progrès de l'industrie, car la valeur brute de sa production représente en gros 70% de la valeur globale de la production industrielle et agricole.


Pour arriver à un développement optimal de notre industrie, nous avons beaucoup à faire, mais, à mon avis, ce qui est le plus urgent et le plus réaliste, pour le moment, c'est de procéder par étapes à une refonte technique de nos entreprises industrielles clés, en vue de mettre pleinement en valeur leurs potentialités.

Dans le passé, nous comptions essentiellement sur la création de nouvelles entreprises pour élargir la reproduction, ce qui s'avérait indispensable lorsqu'on avait à installer une solide industrie de base. Pour la période future, la reproduction élargie devra reposer plutôt sur la refonte technique des entreprises existantes. C'est là un problème de la plus grande importance.


Actuellement, notre pays compte 400 000 entreprises industrielles et de transports, parmi lesquelles plus de 380 000 sont des entreprises industrielles. En revanche, les projets de construction de grande ou moyenne dimensions mis en chantier ne representent chaque année, qu'un peu plus d'un millier, et il y en a seulement une centaine par an qui peuvent être achevés. Malgré les techniques avancées qui les équipent et le haut rendement du travail qui les caractérise, ces réalisations sont en nombre infime si on les compare aux centaines de milliers d'entreprises existantes.

Un point de vue erroné

Dans les années 30, en Union soviétique, certains considéraient comme une loi le principe :
"plus élevés sont les chiffres de base, plus lente est la croissance économique". Les partisans
de ce point de vue s'en référaient à ces phrases écrites par Staline dans  "Le bilan du premier plan quinquennal" :  "En analysant les rythmes d'accroissement de la production, on ne doit pas considérer simplement le pourcentage total d'accroissement. Il faut encore savoir ce
que représente chaque pour-cent d'accroissement, et quel est le total de l'accroissement
annuel de la production.,. (oeuvres complètes de Staline, Tome XIII, p. 171).
 Dans son rapport, Staline soulignait  également que la valeur globale de la production indus trielle de l'Union soviétique pendant le premier quinquennat avait été inférieure en taux de crois sance à celui de la période de rétablissement de l'économie nationale, mais supérieure en valeur absolue de croissance. En bref, des dizaines d'années d'évolution industrielle en Union soviétique et une trentaine d'années de développement industriel dans notre pays démontrent que le rythme de développement de la production s'est de plus en plus ralenti. Alors ce princi pe  sus-énoncé n'est il pas, à plus forte raison, l'argument de ceux qui défendent la thèse sur le ralentissement du rythme du développement de l'économie ?

Cet argument est en effet peu convaincant. Il est vrai qu'une tendance à la réduction du taux de croissance de l'industrie est apparue en Union soviétique comme dans notre pays, et que dans les deux cas, il y a une certaine ressemblance, mais les deux pays se trouvaient alors
dans des conditions historiques bien différentes. On ne doit donc pas considérer cette  ten dance comme une loi générale. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons, dont la .principale en est que les innovations et la refonte techniques des entreprises existantes ont été entravées par le système économique et financier. Comme conséquence, la plupart des vieilles entreprises ont
fait peu de progrès techniques ; leur productivité restait stagnante et leur production augmen tait très lentement. On devait ainsi construire de nouvelles usines pour accroître la production.
Dans ces circonstances, on peut faire l'analyse suivante : en plaçant au dénominateur la capa cité de production des entreprises existantes et au numérateur celle des nouvelles entreprises,
on découvrira que la valeur de la fraction se réduira de plus en plus, parce que le chiffre du
dénominateur augmentera au fur et à mesure de l'accroissement du nombre des vieilles entreprises. Quels que soient les efforts déployés pour l'élargissement du front de la construc tion de base, cette dernière, limitée, en fin de compte, par les possibilités financières du pays, ne pourra pas être réalisée de façon extraordinaire. En d'autres termes, il est difficile de voir le
chiffre du numérateur augmenter plus rapidement que celui du dénominateur.


journal 20001


Elever le taux d'amortissement des biens immobiliers

Les divergences sur la nécessité d'élever le taux d'amortisse ment existent depuis toujours dans les milieux économiques de notre pays. Je pense qu'il faut changer radicalement le système de gestion des biens d'équipement qui se pratique encore de nos jours et qui   "gèle la technique" et entrave ain si la refonte technique des entre prises. A cette fin, nous devons d'abord élever le taux d'amortissement  afin de rédui re le nombre d'années que nécessite l'amortissement des biens immobiliers. Si nous ne parvenons pas à le réduire à 4-5 ans,  comme le font les pays industrialisés, nous devons au moins réaliser le cycle de renouvellement déjà atteint de l'Ouest  au 19ème   siècle, c'est-à-dire que le nombre d'années nécessaires pour un amortissement doit être limité à dix ans.

Toutefois, certains camarades pensent que le taux actuel d'amortissement ne doit pas être considéré comme très bas. D'après le bilan dressé pour 1978,  il était à l'époque de 4,1% en moyenne et le nombre d'années nécessaires pour l' amortissement était de 24 ans. Si l'on y ajoute en plus, disent-ils, les investisssements d'Etat et les crédits destinés au renou vellement des biens immobiliers et à la refonte technique, le taux d'amortissement de notre industrie est, en réalité,  au-dessus de 6 %. Ces camarades citent par ailleurs en exemple les Etats-Unis en disant que le taux d'amortissement moyen n'est que de 8%.



PROSPERITE DES ACTIVITES SECONDAIRES DANS LA CAMPAGNE CHINOISE





journal-dernier0001.jpg





Elevage de cerfs sous des tentes en plastique équipées de lampes à mercure à haute tension. Nous sommes à Huadian, province de Jilin. La fabrication d'un médicaments rare à base d'andouillers peut être ainsi avantageusement développée.












journal-der-der0001.jpg



Les paysans de Xindu dans la province de Fujian, ont une
soixantaine d'années d'expérience dans l'incubation artificielle des oeufs de poules et de canards. Cette activité rapport, en revenu moyen annuel par habitant, plus de 500 yuans.




Par Crevette - Communauté : Voyage, découverte et rêverie
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 18:47


Il y a peu d'endroits qui, dans un environnement aussi peu propice, aient connu un tel essor. Ce minuscule coin de terre, situé à l'extrême sud de la Chine, cette "petite île désolée, malsaine, sans valeur", que décriait il y a quelques 140 ans un trésorier colonial, a surmonté une absence quasi totale de ressources naurelles, réalisant ainsi un véritable exploit.
A l'origine, ce sont les "hongs" les grandes compagnies britanniques, qui en firent un comptoir, un entrepôt et un lieu de rencontres et d'échange d'informations.

HONG-KONG peut s'enorgueillir de posséder l'une des économies à plus forte croissance, le journal le plus rentable, les hôtels les plus renommés et l'une des architectures les  plus coûteuses de la planète.

Mais à côté de la métropole moderne et prospère, on voit encore, dans les campa gnes alentour, des fermiers qui labourent avec des buffles leur petit lopin de terre, et des familles de pêcheurs qui passent leur vie à bord de colonies flottantes de "sampans" (petits bateaux sans habitacle  clos).

Sur le plan culturel, les contrastes abondent  également. Bien que la population soit chinoise à 98%, HONG-KONG est envahie par la civilisation occidentale.



" HONG-KONG DE VICTORIA PEAK"



Au moment de la colonisation, rares furent ceux qui eurent l'intuition de la réussite que connaîtrait un jour le "port parfumé" (Hong-Kong en chinois). Quand, il y a près d'un siècle et demi, les émissaire de la Grande-Bretagne dépossédèrent la dynastie Mandchoue de l'île de Hong-Kong, Londres regarda cette annexion avec le plus grand mépris.

Conformément aux prédictions des cyniques Londoniens,  le comptoir de Hong-Kong fut un échec, car il ne put rivaliser avec ses concurrents du continent, comme SHANGHAI. Pendant des années, le port ne fut qu'une décharge où venaient s'échouer les indésirables de l'Empire britannique, pirates, trafiquants et autres personnages douteux en quête de  profit illicite. Pour l'Occident, HONG-KONG ne signifiait pas "port parfumé", mais " détestable compagnie". Cependant pour des raisons stratégiques, la Grande Bretagne ne cessa d'accroître ses possessions dans la région. Au cours des 60 années qui suivirent, la Chine céda  à bail une partie du continent (l'extrème Est, le KOWLOON actuel, et les terres jouxtant la Chine sont aujourd'hui  connues sous le nom de Nouveaux Territoires), ainsi qu'une flopée d'îles périphériques.


1989/ The Guidebook Compagny Ltd, Hong-Kong








L' aéroport  de Kai Tak  est l'un des derniers  aéroports situés en plein coeur de ville
.












Un coin très typique, le village flottant d'Aberdeen, avec le Restaurant  flottant "Jumbo",  et autour les gens vivant sur les bateaux.


























 

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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 09:55

Guangzhou ou Canton est le chef-lieu de la province du Guangdong. Vieille de deux mille ans, la ville est la porte méridionale de la Chine, et le centre politique, économique et culturel de la Chine du Sud.


Un passé riche de + de  2000 Ans :




























Vestiges de Nan-Han Kang  :
Tombeau de
l' Empereur
"Gao Zu" http://fr.wikipedia.org/wiki/Han_Gaozu  de son nom d'origine "Liu Bang"  fondateur de la première dynastie  Han http://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Han . Il régna de 202 à 195. 
Ce tombeau contient que peu d'objets.  Première image vue à vole d'oiseau  du site, en dessous, la vue intérieur du tombeau, et les offrandes, dans un bon état de conservation.





Relique du Néolithique  entre 2.200 et 4000 ans
dans un Jardin Botanique en Chine du Sud.
Dans les années 50, diverses choses ont été trouvées à cet endroit (poteries, pierres, oeufs)








Site du Palais Impérial de l'Empire Nan-yue


Situé au 4 Zhong-shan road, ce site hébergeait des jardins royaux, des structures en pierres souterraines, des puits et des canaux, des passages impériaux  etc. On le considère comme le seul et unique jardin impérial très précieux conçu dans le style de la dynastie Han.




Site du Mausolée "Han Sud"

Situé dans l' île Xiao-gu-wei*, normalement appelé "le tombeau de Liu Wang", il  couvre un grand secteur et il est le  deuxième mausolée creusé de l'ancien empire. Selon quelques experts, c'est le tombeau de Liu Yin, le fondateur de l' Empire de Nan-Han. L' image ci-contre est  une photo aérienne  du mausolée,  dessous des céramiques trouvées dans le tombeau.


 
*Xiao gu wei Island  est un quartier de Xinzao Town (chinois simplifié: la ville nouvelle)  District de Guangzhou,  Guangdong, en Chine.














La ville de Guangzhou a été fondée en  214 avant J.C.  sous le nom de Panyu  (en  cantonais
Poun Yu). En 206 av J.C.  elle devint la capitale du Nanyue (La dynastie des Yue du Sud ou Nanyue*).

La  dynastie Huan annexa le Nanyue en  111 av J.C. et à partir de cette date  Panyu devint la capitale provinciale qu'elle est restée. Son nom fut changé en Guangzhou en  226.

Sous la  dynastie Tang (618-907) , la société chinoise évolue avec l'afflux de marchands étrangers qui fait suite au rétablissement du contrôle chinois sur les  routes de la soie, après les conquêtes militaires de l'empereur Taizong  (626-649). Canton, comme d'autres grandes villes accueillirent des communautés étrangères. Originaires pour la plupart d' Asie Centrale, ces dernières introduisirent de nouvelles religions ainsi que d'autres traditions culinaires, musicales et artistiques. Au  IX ème siècle,  la population étrangère de la ville de Canton était estimée à 100 000 personnes.

Selon la légende, Canton est la ville des chèvres descendues du ciel avec des  Immortels** d'où la  périphrase chinoise de « cité des Cinq Béliers » pour la désigner.


* La dynastie des Yue du Sud eut un court règne entre 203 av J.C  et  111 av J.C. L'historiographie traditionnelle chinoise ne l'a pas prise en compte ; elle n'a été considérée comme une dynastie à part entière qu'à la suite de découvertes archéologiques.
** être fantastique aux pouvoirs surnaturels et aux dimensions cosmologiques, dont l'état transcende l'opposition entre vie et mort.






Parmi le premier groupe de constructions  protégées pour valeur historique et culturelle dans la ville de Guangzhou sur la  Route de Beijing, il existe 12 maisons antiques. Construites dans le style des moyennes et (tardives) périodes de la Dynastie Qing, on les considère comme le style exclusif des maisons d'étude antiques dans la vielle ville du  secteur ;  aujourd'hui  Guangzhou. Ces maisons d'étude ont été aussi utilisées comme temples pour le sacrifice. Elles  accueillirent des étudiants du même clan pour leurs études et leurs logements ; de nos jours, ce bloc préserve toujours la disposition d' allées et de ruelles (voie) antique de la période Ming et des dynasties Qing.  Dans le voisinage, il y a aussi d'autres reliques culturelles, comme la muraille antique des trois dynasties.





Village de "Beffroi"

Comme les maisons ci-dessus, les reste de ce village ont fait partis du programme  de protection. Construit sous l'empereur Tong-zhi  (règne de la Dynastie Qing), ce village se trouve entre le pied de la montagne et un terre plein. Le village fait face au sud-est au Temple Ou-yang-Ren-shan ; il y a 4 ruelles (voies) à gauche et 3 ruelles (voies) à droite Le village est aussi pourvu d'une muraille, qui  joue un rôle de protection, mais sert aussi a l'écoulement des eaux. Les canaux antiques d'évacuation   d'eau, qui sont couverts par des briques bleues et du granit, marchent toujours aujourd'hui. L'image supérieure montre la vue du Village de Beffroi et les autres images montrent les lieux différentes.













Les explorateurs Portugais furent les premiers à s'installer dans le delta de la Rivière des Perles d'une manière permanente des le XVI ème siècle. La colonisation de Macao date de cette époque. Vinrent ensuite les Britanniques et les Français  au XIX ème avec la Compagnie des Indes et de la Chine.
Canton fut l'un des cinq ports ouverts par le traité (inégal) de Nankin, signé en 1842. Celui-ci marquait la fin de la première guerre de l'opium.
                
Elle a été l'une des premières villes à s'ouvrir aux investissements étrangers au début des années 1980. La proximité de  Hong-Kong  a favorisé l'émergence de tout le Guangdong.


 

http://www.cosmovisions.com/images/AL287e.jpg

Rue de Canton dans les années 1920


Par Crevette
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