Partager l'article ! ZHANJIANG.... une ville hors du temps: APERCU HISTORIQUE .... Au confluent du Grand Canal qui relie Péki ...
APERCU HISTORIQUE ....
La petite histoire....
Depuis l'avènement au
trône impérial de la dynastie des Minh (1368), les eaux de la baie de Kouang-Tcheou et de Lei-Tcheou, formant avec celles de Lien-Tcheou où se trouve Pac-Hoi, et celles de Kin-Tcheou ( île de
Hai-Nan) le groupe spécial des quatre préfectures inférieures Ha Sei-Foa de la province de Kouang-Tong.
Les terres de la rive droite relevaient de l'administration du sous-préfet de Soui-Kai et celles de la rive gauche de celui de Ou -Tchouen. Mais la suzeraineté des autorités chinoises ne pesa
jamais beaucoup sur les habitants de cette région. Habitée par un mélange de population de provenances diverses et de moeurs aventureuses, la baie de Kouang-tcheou fut de tout temps le point
d'attache d'une nombreuse flotte de jonques équipées pour la piraterie. Ces coureurs de mer exploitaient non seulement les eaux voisines de l'île de Hai-Nan, mais toute la côte comprise
entre le Tonkin et Macao.
Les puissantes associations
commerciales chinoises leurs payaient une sorte de prime d'assurance pour éviter le pillage de leurs jonques, et les petits mandarins chinois, perdus sur quelques points de ces parages, bornaient
leur rôle à prélever leur part dans les produits des rapines de leurs administrés. Le nom de Kouang -Tcheou - Wan, dans lequel le caractère Wan signifie Baie, est en chinois le même que celui de
la ville de Canton que ses habi tants appellent Kouang-cheou-Fou ( fou signifie préfecture). Il désigne dans notre territoire une petite anse située à droite de l'entrée du
goulet connu actuellement sous le nom du "Bouquet". C'était le principal refuge des pirates. Ce dangereux repai re de malfaiteurs fut reconnu et pour la 1ère fois révélé au
monde occidental par des marins français il y a 2 siècles.
En 1701, un navire de la compagnie royale de chine : "L'AMPHITRITE", battant le pavillon "Fleur de lys" se dirigeait sur Canton. Surpris par une violente tempête qui le
désempara, il chercha un refuge sur la côte méridionale du Houang -Tong là où la bourrasque l'avait poussé, et pénétra dans la baie de Kouang -Tchéou. Les officiers de "L'AMPHITRITE" relevèrent
la carte de toute la côte et les documents rédigés par eux furent remis au département de la marine, où ils furent oubliés pendant deux siècles. Ce n'est qu'en 1895-1896, au lendemain, qui avait
mis aux prises la Chine et le Japon, qu'une escadrille française, composée du croiseur "ALGER" et des canon nières "LION" et LUTIN" découvrit de nouveau la baie de KOUANG -TCHEOU.
C'était le moment où l'Allemagne, à la suite de l'assassinat de deux missionnaires, se saisissait du territoire de Kioa -Tcheou, qu'elle
transformait immédiatement en colonie sous l'autorité d'un gouverneur, et ou l'Angleterre, après s'être installée à Wei-Hai-Wei, s'étendait à Kowloon pour développer sa possession de Hong-Kong
dans la direction de Canton. La France, tout d'abord surprise par ces créations coloniales en territoire chinois, ne tarda pas à demander une compensation que Monsieur G.Hanotaux, alors ministre
des affaires étrangères, obtint du gouverne ment impérial le 10 avril 1898 sous forme de cession à bail pour 99 ans du territoire de Kouang-tcheou-Wan. Le contre-Amiral de la Bedolliere, à bord
du "Jean-Bart", pénétrait bientôt dans cette baie et hissait, le 22 Avril 1898, le pavillon français sur la nouvelle possession
Française.
Le 28 mai de la même année, une convention diplomatique établissait que toute ligne de chemin de fer qui partirait de Pak-Hoi serait concédée à une compagnie française ou franco-chinoise. En janvier 1899, par un nouvel arrangement, le gouver nement chinois étendait cet engagement à tout chemin de fer qui aurait son point de départ d'un endroit situé sur la côte entre Moncay et la baie de Kouang- Tchéou- Wan.
Vers cette époque, les membres de la commission de délimitation furent nommés. La France désigna l'amiral Courrejolles, assisté de M. le Vice-Consul Kalm. La Chine envoya le maréchal Sou et M. Bertrand, ingénieur-conseil. Au mois de juin, l’amiral Courrejolles arriva avec une escadre composée de croiseurs "d'Entrecasteaux", "Jean-Bart , "Descartes", "Pascal", et des canonnières "Lion", "Surprise", "Bengali" .
Les opérations de délimitation prévues par la convention du 10 avril 1898 commen cèrent en octobre 1899. Mais l'habileté des mandarins chinois vint, des le début, entraver les travaux de la commission. Le 9 octobre, une reconnaissance d'infanterie de marine, commandée par le capitaine Mettre, était attaquée.
Le 5 novembre, le commandant supérieur dirigea une reconnaissance offensive contre Ma-Tchiang, repaire de bandes de pirates, et l'enleva après une lutte sérieuse. Cette affaire nous coûta quelques blesses et un tué, l'adjudant Roziers.
Le 12 novembre, deux enseignes du "Descartes", MM. Gourlaou et Koun
en garni son au poste de Mon-Tao, au nord de Tche-Kam, commirent l'imprudence d'aller seuls de l'autre côté de la rivière. Ils furent enlevés près du village de Ping-Shi par une bande de
réguliers et décapités avant que le poste français ait eu le temps de les secourir. Ce forfait était moins l'œuvre des misérables qui l'avaient perpétré, que des mandarins locaux qui l’avaient
suscité sous le couvert, sinon à l'instigation du préfêt d'Haian, en ce moment à Tche-Kam à bord de sa canonnièrele "Kouang-Yu".
Immédiatement prévenu de ce crime, l'Amiral Courrejolles se saisit
du préfet d'Hainan et fit mettre sa canonnière hors d'état de naviguer ou de combattre.
Le 16 novembre, les villages responsables de l'assassinat étaient détruits pendant que Vong-Luok était enlevé par le lieutenant-colonel Marot et que l'escadre bombar dait Ma-Tchiang.
Le soir même, l'amiral Courrejolles et le Maréchal Sou
apposaient leurs signatures au bas de la convention de délimitation de la concession française Kouang-Tcheou-Wan .
Tiré du journal "Les Potins de Potou" n°1 décembre 1982
Ecrit par les expatriés du "Village des Princes"
CONVENTION ENTRE LA FRANCE ET LA CHINE
(relative à la concession de Kouang-Tcheou-Wam 16 Novembre 1899)
ARTICLE PREMIER
Le gouvernement chinois, en raison de son amitié pour la France a donné à bail pour 99 ans Kouang-Tcheou-Wan au gouvernement français pour y établir une station navale avec dépôt de
charbon, mais il reste entendu que cette location n'affectera pas les droits de souveraineté de la chine sur les territoires cédés.
ARTICLE 2
Le territoire cédé comprendra les eaux et terrains nécessaires à la sécurité, à l'approvisionnement et au développement normal de la station navale et du dépôt de charbon, les
terrains et les eaux en dehors de la concession revenant a la chine.
La concession Française comprendra donc :
Tche-Kam, Tchi-moun et Sing-Tchi seront incorporés dans la
concession. Hong- Lioh, Matchang, Suifeou et Foukien, resteront sous la juridiction chinoise.
Les eaux territoriales de trois milles de profondeur formeront la limite maritime qui ira rejoindre la fron tière de Soneky-hsien, laquelle
frontière passe par le milieu de la rivière de Tong-Ming.
Quand la présente convention aura été signée et les cartes dressées d'un commun accord, les limites définitives seront fixées par des reconnaissances spéciales de fonctionnaires désignés
par les deux gouvernements. Les dits fonctionnaires devront procéder sans retard à leur mission afin d'éviter tout froissement possible entre les deux
pays.
ARTICLE 3
Le territoire sera gouverné et administré pendant les 99 ans du bail par la France seule, cela afin d' éviter tout froissement possible entre les deux pays. Les habi tants conserveront la
jouissance de leurs propriété. Ils pourront continuer à occu per le territoire loué et vaquer à leurs travaux et occupations sous la protection de la France, aussi longtemps qu' il s
se montreront respectueux de ses lois et de ses règlements. La France payera un prix équitable aux propriétaires indigènes pour les terrains qu'elle désirera acquérir.
ARTICLE 4
La France pourra élever des fortifications, faire tenir garnison à des troupes, ou prendre toute autre mesure défensive dans le territoire loué. Elle pourra construire des phares, placer des
bouées, signaux utiles à la navigation sur le territoire loué le long des îles et des côtes, et d'une manière générale, prendre toutes les mesu res et adopter toutes les dispositions
propres à assurer la liberté et la sécurité de la navigation.
ARTICLE 5
Les navires de commerce à vapeur de la chine seront traités dans le territoire et ports ouverts de la chine.
ARTICLE 6
Si des cas d'extradition se présentent, ils seront traitês d'aprés les stipulations des contrats entre la France et la Chine.
ARTICLE 7
Le gouvernement chinois autorise la France à construire une voie ferrée et une ligne topographique terrestre reliant un point de la cote de Kouang-tcheou-wan aux environs d' Ompou.
Les mandarins devront veiller, sur leur territoire, à la protection de la voie et du matériel, mais la réparation et l'entretien seront à la charge de la France. La présen te convention entrera
immédiatement en vigueur. Elle sera ratifée des à présent par l'empereur de chine, et, lorsqu'elle aura été ratifiée par le président de la république francaise, l'échange de ratification aura
lieu dans les plus brefs delais.
FAIT A KOUANG-TCHEOU-WAN LE I6 NOVEMBRE I899, EN HUIT EXEMPLAIRES DONT QUATRE EN LANGUE FRANCAISE ET QUATRE EN LANGUE CHINOISE. EN CAS DE CONTESTATION, LE TEXTE
FRANCAIS FERA FOI.
Le Contre-Amiral Commandant en Chef plenipotenitair pour la delimitation de kouang-tcheou-wan.
Signes : COURREJOLLES.
SOU-YUEN-TCHOUAN.
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Notre village est situé sur un bras de mer (district de Potou)
nous séparant de ZHANJIANG. Seul moyen rapide pour y accéder, "le bac". La traversée dépend de la météo - les typhons sont fréquents - des sautes d'humeur et des arrêts
de travail sans préavis des passeurs. Le voyage par voie terrestre sur une méchante piste rallonge le voyage de près de deux heures.

"Passage sur le bac"
Les restes du passé colonial de ZHANJIANG se retrouve dans les grandes rues et avenues, dans les maisons cossues laissées à l'abandon.
"Rue du Maréchal Pétain"
"Résidence Supérieur Fort Bayard"
vers 1930
Le village de "Potou", avec ses habitants si typiques, tranche avec le luxe et la modernité de HONG-KONG que nous venons de quitter.
Le district de Potou est
une subdivision administrative de la province du Guangdong en Chine. Il est placé sous la juridiction de la ville-préfecture de Zhanjiang.

"Enfants fabriquants des pétards"
"Pêcheurs après une journée de travail "
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