BEIJING INFORMATION 1982 - 1983

Publié le par Crevette



"BEIJING INFORMATION" est un magazine chinois d'information en langue Française, il couvre quotidiennement l'actualité, politique, économique et culturelle. Ce journal nous permet d'être au courant de ce qui se passe ailleurs.... et de nous sentir moins isolés dans notre petit coin du bout du monde.


Ci dessous, article paru dans BEJING  INFORMATION en 1983, sur les perspectives du developpement  industrielle en Chine  d'ici l'an   2000.


Suivons la voie de la refonte technique des entreprises industrielles par
Sun Yefang


"Plus élevés sont les chiffres de base, plus lente est la croissance économique" est une thèse erronée.
 
La refonte technique des entreprises industrielles existantes est la méthode la plus importante et la plus réaliste pour développer rapidement notre industrie.
 
Journal-Bejing0001.jpgLe taux actuel d'amortissement des biens immobiliers de notre pays étant relativement bas, le processus de refonte technique des entreprises progresse assez lentement. D'autre part, iI faut aussi améliorer notre système financier et économique qui, pour I' instant, est irrationnel.


D' ici  à la fin du siècle, l'objectif général de notre édification économique est de quadrupler, sous réserve d'un accroissement continuelle de la rentabilité, la valeur globale annuelle de la production industrielle et agricole, c'est à dire de porter de 710 milliards de yuans en 1980 à environ 2800 milliards de yuans en l'an 2000. Mais d'après certains Chinois et étrangers, l'objectif d'un accrois sement annuel fixé à 7,2% est déraisonnable. Pendant de nombreuses années a prévalu la thèse selon laquelle  ; "plus élevés sont les chiffres de base, plus lente est la croissance économique", ce qui constitue un véritable carcan dans lequel certaines personnes sont emprisonnées et qui leur font mettre en doute l'objectif fixé.

L'accroissement annuel de 7,2 % est possible

L'expérience historique de notre pays montre que cet objectif n'est pas quelque chose d'irréalisable. Le taux de croissance annuelle de l'économie nationale du pays de 1953 à 1981, était en moyenne de 8,1 %.
Mais il faut noter que la réalisation de l'objectif  fixé dépend, en fin de compte, du progrès de l'industrie, car la valeur brute de sa production représente en gros 70% de la valeur globale de la production industrielle et agricole.


Pour arriver à un développement optimal de notre industrie, nous avons beaucoup à faire, mais, à mon avis, ce qui est le plus urgent et le plus réaliste, pour le moment, c'est de procéder par étapes à une refonte technique de nos entreprises industrielles clés, en vue de mettre pleinement en valeur leurs potentialités.

Dans le passé, nous comptions essentiellement sur la création de nouvelles entreprises pour élargir la reproduction, ce qui s'avérait indispensable lorsqu'on avait à installer une solide industrie de base. Pour la période future, la reproduction élargie devra reposer plutôt sur la refonte technique des entreprises existantes. C'est là un problème de la plus grande importance.


Actuellement, notre pays compte 400 000 entreprises industrielles et de transports, parmi lesquelles plus de 380 000 sont des entreprises industrielles. En revanche, les projets de construction de grande ou moyenne dimensions mis en chantier ne representent chaque année, qu'un peu plus d'un millier, et il y en a seulement une centaine par an qui peuvent être achevés. Malgré les techniques avancées qui les équipent et le haut rendement du travail qui les caractérise, ces réalisations sont en nombre infime si on les compare aux centaines de milliers d'entreprises existantes.

Un point de vue erroné

Dans les années 30, en Union soviétique, certains considéraient comme une loi le principe :
"plus élevés sont les chiffres de base, plus lente est la croissance économique". Les partisans
de ce point de vue s'en référaient à ces phrases écrites par Staline dans  "Le bilan du premier plan quinquennal" :  "En analysant les rythmes d'accroissement de la production, on ne doit pas considérer simplement le pourcentage total d'accroissement. Il faut encore savoir ce
que représente chaque pour-cent d'accroissement, et quel est le total de l'accroissement
annuel de la production.,. (oeuvres complètes de Staline, Tome XIII, p. 171).
 Dans son rapport, Staline soulignait  également que la valeur globale de la production indus trielle de l'Union soviétique pendant le premier quinquennat avait été inférieure en taux de crois sance à celui de la période de rétablissement de l'économie nationale, mais supérieure en valeur absolue de croissance. En bref, des dizaines d'années d'évolution industrielle en Union soviétique et une trentaine d'années de développement industriel dans notre pays démontrent que le rythme de développement de la production s'est de plus en plus ralenti. Alors ce princi pe  sus-énoncé n'est il pas, à plus forte raison, l'argument de ceux qui défendent la thèse sur le ralentissement du rythme du développement de l'économie ?

Cet argument est en effet peu convaincant. Il est vrai qu'une tendance à la réduction du taux de croissance de l'industrie est apparue en Union soviétique comme dans notre pays, et que dans les deux cas, il y a une certaine ressemblance, mais les deux pays se trouvaient alors
dans des conditions historiques bien différentes. On ne doit donc pas considérer cette  ten dance comme une loi générale. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons, dont la .principale en est que les innovations et la refonte techniques des entreprises existantes ont été entravées par le système économique et financier. Comme conséquence, la plupart des vieilles entreprises ont
fait peu de progrès techniques ; leur productivité restait stagnante et leur production augmen tait très lentement. On devait ainsi construire de nouvelles usines pour accroître la production.
Dans ces circonstances, on peut faire l'analyse suivante : en plaçant au dénominateur la capa cité de production des entreprises existantes et au numérateur celle des nouvelles entreprises,
on découvrira que la valeur de la fraction se réduira de plus en plus, parce que le chiffre du
dénominateur augmentera au fur et à mesure de l'accroissement du nombre des vieilles entreprises. Quels que soient les efforts déployés pour l'élargissement du front de la construc tion de base, cette dernière, limitée, en fin de compte, par les possibilités financières du pays, ne pourra pas être réalisée de façon extraordinaire. En d'autres termes, il est difficile de voir le
chiffre du numérateur augmenter plus rapidement que celui du dénominateur.


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Elever le taux d'amortissement des biens immobiliers

Les divergences sur la nécessité d'élever le taux d'amortisse ment existent depuis toujours dans les milieux économiques de notre pays. Je pense qu'il faut changer radicalement le système de gestion des biens d'équipement qui se pratique encore de nos jours et qui   "gèle la technique" et entrave ain si la refonte technique des entre prises. A cette fin, nous devons d'abord élever le taux d'amortissement  afin de rédui re le nombre d'années que nécessite l'amortissement des biens immobiliers. Si nous ne parvenons pas à le réduire à 4-5 ans,  comme le font les pays industrialisés, nous devons au moins réaliser le cycle de renouvellement déjà atteint de l'Ouest  au 19ème   siècle, c'est-à-dire que le nombre d'années nécessaires pour un amortissement doit être limité à dix ans.

Toutefois, certains camarades pensent que le taux actuel d'amortissement ne doit pas être considéré comme très bas. D'après le bilan dressé pour 1978,  il était à l'époque de 4,1% en moyenne et le nombre d'années nécessaires pour l' amortissement était de 24 ans. Si l'on y ajoute en plus, disent-ils, les investisssements d'Etat et les crédits destinés au renou vellement des biens immobiliers et à la refonte technique, le taux d'amortissement de notre industrie est, en réalité,  au-dessus de 6 %. Ces camarades citent par ailleurs en exemple les Etats-Unis en disant que le taux d'amortissement moyen n'est que de 8%.



PROSPERITE DES ACTIVITES SECONDAIRES DANS LA CAMPAGNE CHINOISE





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Elevage de cerfs sous des tentes en plastique équipées de lampes à mercure à haute tension. Nous sommes à Huadian, province de Jilin. La fabrication d'un médicaments rare à base d'andouillers peut être ainsi avantageusement développée.












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Les paysans de Xindu dans la province de Fujian, ont une
soixantaine d'années d'expérience dans l'incubation artificielle des oeufs de poules et de canards. Cette activité rapport, en revenu moyen annuel par habitant, plus de 500 yuans.




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